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Aldo WalkerFiche artiste 71/73

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Expositions

60 ans d’art performatif en Suisse musée Tinguely, 20.09.2017 - 28.01.2018

Esquisses de performances

Photocopies noir/blanc, 21×29.7cm chaque SIK – ISEA, archives suisses de l’art, HNA 208.1.3.55-56-57-58-62-63-64.

Absolute Stille, 1971

Hier, 1971

Identität, 1971

Jetzt, 1971

Dia Projektor…, 1971

Kopie, 1971

Anvesenheit – Abvesenheit, 1971

Les esquisses de projets de performances, dont il n’existe que des photocopies, ont été réalisées en 1971. Ces croquis qui mettent en avant la visualisation de l’action à faire rappellent qu’il a participé en 1970 à l’exposition Visualisierte Denkprozesse au Kunstmuseum de Lucerne.

PerformanceProcess Paris, Centre culturel suisse 18.09-13.12.15

Esquisses de performances

Photocopies n/b, 21×29.7cm chaque SIK – ISEA, archives suisses de l’art, HNA 208.1.3.55-56-57-58-62-63-64
Remerciements à Roman Kurzmeyer
Anwesenheit – Abwesenheit (1971)
Identität (1971)
Dia Projektor… (1971)
Hier (1971)
Jetzt (1971)
Kopie (1971)
Absolute Stille (1971)

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Le concept par l'esquisse

Tout le travail d'Aldo Walker tient dans ses concepts, qui peuvent devenir objets ou actions. ...

Tout le travail d'Aldo Walker tient dans ses concepts, qui peuvent devenir objets ou actions.

Aldo Walker (1938-2000) est un artiste autodidacte. Jusqu'en 1979, il est électricien pour le compte de son entreprise individuelle à Lucerne. Dès le début des années 1960, il s'intéresse à l'art conceptuel. En 1969, il participe à l'exposition Operationen : Realisation von Ideen, Programmen und Konzeptionen im Raum, Environment, Objekt, Licht, Film, Kinetik, Bild, Ton, Spielaktion au Musée Fridericianum, à Cassel, en Allemagne, et à l'exposition culte When Attitudes Become Form de Harald Szeemann, à la Kunsthalle de Berne. Au début de son parcours artistique, il s'essaie à la peinture, expérimentation qu'il a rejetée et dont il ne reste aucune trace. Walker tente d'aller au-delà de la figuration, sans pour autant s'intéresser à l'image abstraite, voire sans objet. Au contraire, il cherche un moyen d'appréhender l'œuvre d'art comme objet sui generi : un objet qui ne représente rien, mais qui, à l'instar du vivant, est autant objet que sujet. La majorité de ses projets et concepts que nous connaissons (travaux audio, vidéos et performances) ont été conçus entre 1965 et 1970 – année de sa participation à l'exposition Visualisierte Denkprozesse (Processus de pensée visualisé) au Kunstmuseum de Lucerne. Il s'agit de rapides esquisses pour saisir l'idée. Aucun de ses concepts ou de ses certificats ne nous sont parvenus au-delà de l'état d'ébauche. Selon le romancier italien Umberto Eco, un concept n'est pas un « fait esthétique », mais une esquisse – telle qu'il les faisait en tant qu'électricien pour expliquer aux autres artisans comment il comptait résoudre un problème technique. C'est-à-dire un plan comprenant toutes les informations nécessaires pour une éventuelle mise en œuvre. Ou, pour le dire avec la critique d'art Rosalind E. Krauss, le concept signifie la « condition d'un multiple qui n'est tiré d'après aucun modèle ». Concept et réalisation n'acquièrent donc ni l'un ni l'autre le statut de l'original, du modèle. Ils sont chacun la reproduction visualisée d'un processus de réflexion.

 

Roman Kurzmeyer, curateur

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